Si j’avais pu, c’est avec toi

que j’aurais vécu ce confinement.

Derrière les volets fermés, nous aurions rattrapé ces mois de silence.

 

Toi, qui boit peu, je t’aurais saoulé de paroles et de caresses

et le temps nous aurait paru trop court

quand aurait sonné

le glas de la fin.

 

Mais nous savons que notre lien, d’une autre dimension, se vit au delà de l’espace et du temps.

 

Et enfermés dans le crépuscule de ces non -dits,

nos gestes auraient parlé notre langage,

celui de deux âmes réconciliées

 

 

Stéphanie Nadji

Tous droits réservés